Plafond des remboursements optiques : finalement une bonne nouvelle pour les opticiens en ligne.

Après avoir longuement tergiversé (ça devient une habitude), le gouvernement a finalement plafonné les remboursements optiques (généreusement augmenté de 20€)

Pas sûr que cela résolve le problème du prix des verres progressifs de fortes corrections. Il semblerait pourtant que le gouvernement entend toujours faire baisser le prix des équipements optiques par ce type d’action réglementaire. C’est surtout  les ventes des verres « maisons » des franchisés qui va exploser, ceci afin d’être dans le montant plafond et … de préserver la sainte marge des opticiens. A notre avis, c’est plutôt une aubaine pour les opticiens en ligne, en tout cas pour ceux qui proposent des verriers de forte notoriété (les verres progressifs varilux d’Essilor par exemple) puisque les prix des verres progressifs ou unifocaux proposés sont en moyenne 50% moins élevés qu’en magasin.

Quand à l’idée saugrenue du gouvernement  de veiller à ce que les équipements proposés ne viennent pas d’Asie via des contrôles en magasin, on se pince !

Ce type d’annonce fait penser à la demande faite aux patrons de veiller à embaucher du fait de l’application de nouvelles mesures pour améliorer la compétitivité des entreprises…

Ne sont-ils pas un peu neuneu au gouvernement ?

 

Opticiens en ligne – opticiens traditionnels : 0-1

Tout laissait croire, après la loi Hamon visant à développer la vente d’équipements optiques sur Internet, que le gouvernement pencherait pour ce mode de distribution.

Et bien non, comme d’habitude dans notre pays le gouvernement s’est couché devant le lobby des opticiens traditionnels et des verriers menaçant de délocaliser la production si les plafonds de remboursements étaient imposés lors de l’achat de verres unifocaux et progressifs.

Ces plafonds qui auraient dû permettre de développer la vente en ligne, viennent d’être revus à la baisse ; c’est-à-dire en gros aucun changement en ce qui concerne la prise en charge des équipements optiques.

Mieux encore, la décision du ministère de la santé de rendre obligatoire la complémentaire santé ouvre de nouvelles perspectives en terme de marchés pour l’optique traditionnelle.

Peut-être les opticiens en ligne récupéreront les quelques miettes de ce nouveau marché à condition de poursuivre une politique de prix audacieuse.

L’achat de verres progressifs et unifocaux facilité ?

Les différents projets de loi proposés par le parlement semblent ne pas aller dans le même sens.

En effet, d’un côté l’achat de verres correcteurs (progressifs et unifocaux) fera l’objet de plafonds de remboursement.

Il est donc logique d’imaginer que les patients risquent de garder leurs anciens équipements de peur d’être contraint de se fournir en équipements optiques de moindre qualité.

En effet, il y a un risque réel que les opticiens baissent la qualité des équipements optique en fonction des plafonnements. A moins que les patients ne se tournent vers les opticiens en ligne pour lesquels il est possible chez certains de trouver des verres de marques à des tarifs préférentiels.

De l’autre côté, le gouvernement envoie un autre signal lorsqu’il met en place la complémentaire pour tous (contrats solidaires et responsables). Tous auront donc une mutuelle et donc une couverture minimale, ce qui n’était pas le cas pour 10% de la population environ.

Un obamacare à la française.

Cette mesure risque donc d’inciter à l’achat de verres correcteurs progressifs ou unifocaux plus fréquemment qu’auparavant.

Finalement, il s’agit pour le coup d’une vraie politique de gauche : un accès aux soins minimum pour tous et de plafonds incitant les « privilégiés » à mettre la main à la poche si ils souhaitent conserver leur standing en terme de qualité de verres correcteurs.

Plafonnement des prix des lunettes de vue : une aubaine pour les opticiens en ligne ?

Il semblerait que les dernières mesures du gouvernement qui préconisent un tarif maximum lors de l’achat de verres progressifs et unifocaux fassent le bonheur des opticiens en ligne qui vendent environ 50% moins cher les équipements optique qu’en magasin (pour une même marque de verre et de monture).

A moins de réduire considérablement leur marge, il semble peu probable que les opticiens traditionnels s’alignent. Ils proposeront donc des verres de qualité inférieure et correspondant au tarif maximum de remboursement tout en préservant leur marge.

Mais il semble que les opticiens traditionnels ne soient pas si perdants que cela.

Ces dernières années ont vu fleurir une multitude de réseaux de soins à travers lesquels les mutuelles négociaient des tarifs maximum avec les opticiens afin qu’ils soient référencés chez elles.

Nombre d’opticiens  ont lutté pendant ces années, refusant tel ou tel conventionnement avec certaines mutuelles qui imposaient des tarifs extrêmement bas.

Cela a entraîné des pertes sèches importantes pour les opticiens puisque nombre d’adhérents affiliés à ces mutuelles ne pouvait se fournir chez eux dans des conditions optimales (ils ne pouvaient pas bénéficier du tiers payant).

Il est fort probable que le plafonnement des tarifs voulu par le gouvernement signe la mort des réseaux de soins (puisque les tarifs seront déjà plafonnés d’un point de vue réglementaire).

Ce qui implique que tous les opticiens auront à nouveau accès à toutes les mutuelles, ce qui était loin d’être le cas aujourd’hui. Cela signifie donc l’arrivée de nouveaux adhérents dans leurs magasins.

Les opticiens traditionnels qui ne cessent de se lamenter par rapport à l’émergence des opticiens en ligne sont beaucoup moins communicants sur le point que nous avons développé ci-dessus…

Pourquoi il n’existe pas de blogs sur les sites de ventes de lunettes de vue ?

Tout intervenant à la recherche d’informations sur un site en ligne, sa stratégie, son positionnement aura du mal à se faire son opinion. En dehors de la rubrique « qui sommes nous ? » où des beaux gosses sortant d’écoles de management vous racontent comment ils ont développé le site, la pêche à l’info s’arrête là. Les fameux beaux gosses diplômés d’écoles de commerce prestigieuses et travaillant pour le compte de fonds de pension n’ont pas grand-chose à dire, on l’imagine, sur la difficulté de la prise de mesure de l’écart pupillaire sur Internet, le réseau de soins en France, la mise en place de procédures de certification dans les magasins d’optique, le futur statut de l’optométriste…

Leur but partagé avec les fonds de pension étant de faire du fric, essayant de vendre leur maigre capital de départ au plus haut niveau de valorisation espéré du site. Leur langage commun est plutôt celui de « point mort », « trafic », « taux de rebond », « taux de transformation », « coût de la masse salariale chargée ».

On est bien loin du papillomètre !

Quand aux opticiens embauchés par ces sites, ils ne servent que de pauvres faire-valoir : photos exhibées en page d’accueil, diplôme déposé pour bénéficier de l’agrément CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie). L’impact de leurs opinions est proche de zéro lors de la mise en place des stratégies pour le site.

Dommage ! Si l’on prenait plus en compte leurs opinions, peut-être que les pures playeurs se rapprocheraient un peu plus du métier d’opticien, ce qu’ils ne cessent de revendiquer d’Url en Url.

Par contre, chez optic-a-la-maison.com, l’actualité particulièrement riche inspire régulièrement des membres de notre équipe et les débats (parfois vifs) sont nombreux. Pas toujours facile de faire la synthèse, afin d’anticiper les évolution de notre métier.